ARSENAL

Provient de la mauvaise orthographe de Arcenal, lui-même dérivant de arcis navalis, forteresse navale.

L'éthymologie, longtemps incertaine, semble maintenant établie: l'arabe dar sena 'a (fabrique) a donné tersana en turc, et arzana en vénitien.

La république de Venise, qui vivait uniquement de son commerce maritime, fut le premier pays - depuis l'Antiquité - à se doter d'un arsenal d'État (1104), ou l'on construisait et réparait les galères.
Il devait se développer au début du XIVe siècle (son importance quintupla à cette époque), puis de nouveau au début du XVIe siècle pour la construction des nefs.

Cet arsenal de Venise fut un sujet d'émerveillement pour les visiteurs, et beaucoup d'entre eux, jusqu'à Chateaubriand, en ont vanté la grandeur.

C'est pourquoi le nom d'arsenal se répandit dans toute l'Europe et fut attribué pendant longtemps à tous les établissements où l'on travaillait à la fabrication, à l'entretien et à la conservation de l'armement terrestre comme naval.

Actuellement, le mot a retrouvé son sens primitif et désigne les établissements nationaux où l'on construit, entretient et répare les navires de guerre ainsi que leur armement.
En France, la Marine nationale a la haute main sur les arsenaux, dont la direction militaire est assurée par un officier supérieur, le major général, représentant du préfet maritime.