BARRE

En Marine, ce mot a de nombreuses significations, il est issu d'une déformation latine : Vara qui désignait un pieu ou une barre de bois; ou bien encore du latin vulgaire Barra, obstacle. Mais cette dernière interprétation malgré la ressemblance, est peu vraisembable.

Comme avec le mot tribord, le gouvernail était un aviron, puis devint une barre de bois que l'on nommait Timon (se dit encore ainsi, en italien et en espagnol).

A l'heure actuelle, ce terme désigne toujours la "commande du gouvernail", et nous distinguons quatre sortes de barre :

- la Barre Franche : que l'on tient directement à la main sur les voiliers ou les bâtiments de faible tonnage. (Hand tillers, en anglais)

- la Barre à tire-veilles : que le barreur tient par deux cordages s'apliquant à chaque extrémité du levier sur les embarcations se muant par les avirons. (Tiller ropes, en anglais)

- la barre à roue : à transmission simple, puis mécanique et enfin électrique, sur les grands bâtiments et aussi la plaisance.

On désigne aussi sous le terme de barre, le Mascaut de Marée , vague déferlante qui se forme dans certains estuaires à la rencontre des eaux fluviales et de la marée montante et dont le franchissement fut la cause de tant de naufrages.

Barre désigne également les rouleaux formés par la houle du large sous les tropiques : son franchissement est non moins difficile.

Enfin la Barre de Justice qui demeure au tribunal, et provient de l'ancien dispositif existant dans les locaux disciplinaires du bord, elle consiste en une barre de fer solidement fixée à la paroi du navire et à laquelle étaient attachés les hommes punis de fer.

La barre est encore la pièce de bois transversale qui servait de support aux mâts supérieurs (barre de Hune - barre de Perroquet - barre d'Anspect, qui servait au pontage - barre d'Écoutilles, qui ferme les ouvertures).