TARET

Dans la Marine Ancienne, le plus grand ennemi des navires en bois n'étaient pas les tempêtes ou le boulet de canon du bâtiment ennemi, mais plutôt le taret qui attaquait les coques.

Aussi, pour remédier à ce danger "dévorant", plusieurs procédés furent étudiés et mis à jour.
Parmi ceux-ci, il y eut celui qui consistait à doubler les coques de feuilles de cuivre, mais il s'avéra difficile de remplacer ces feuilles, notamment lors des lointaines escales.
On découvrit alors un nouveau procédé qui recouvrait de clous la carène; ainsi joints, ils devenaient une cuirasse imperméable à la vrille des tarets.

Cette protection était efficace, mais elle avait l'inconvénient d'accroître le poids des bâtiments; en outre, la surface de la carène devenait rugueuse et était rapidement recouverte de coquillages et algues.

Il est aisé d'imaginer le travail que le personnel devait effectuer pour nettoyer la coque ...